Entre ciel et mer

Au jardin de la nymphe bleue, Cléden-Cap-Sizun, Finistère

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Imaginez le vert de la nature se disputant jours et nuits avec le bleu de la mer... Une crique idyllique au bout du chemin, des chambres claires dans une maison spacieuse, un potager coloré et des hôtes aussi discrets qu'attentionnés... Un savoureux mélange à découvrir…

Interview :

  • Comment débute l'histoire du jardin de la nymphe bleue ?

Margot : elle commence  par une rencontre... celle de mon mari en 2009 qui fouinait pour trouver un endroit où se poser. Et puis très vite s'est imposée l'idée de faire quelque chose ensemble. L'important était de vivre avec la mer...

  • Dans quel état était le bâtiment ?

Margot : l'extérieur des bâtis n'a pas changé. Mais l'intérieur était en très mauvais état.  Quand vous passiez les trois pentys, qui sont maintenant notre maison, vous arriviez sur une pâture peuplée de vaches et d'abeilles. Il n'y avait rien, pas un arbre, pas un talus... Il y avait juste le bois, mais dans lequel vous ne pouviez pas pénétrer. On entendait tout de même un petit ruisseau qui y passait... l'eau coulait... c'était chouette... et puis, il y avait cette vue extraordinaire...

  • Vous devez donc le restaurer et vous décidez de partir sur quelque chose d'écologique...

Margot : c'était évident pour nous.  Les ouvriers sont arrivés et on a tout cassé jusqu'au toit, pour justement travailler en écologique. On a isolé tout le côté nord avec de la ouate de cellulose, et repris tous les joints des murs de pierre au sud à la chaux. Cela en fait une maison très saine, elle n'est jamais glacée en hiver et en été, elle reste fraîche.

  • Et pour la décoration, vous avez fait de même ?

Jean-Claude : oui, nous avons par exemple beaucoup utilisé le bois et puis aujourd'hui se procurer des produits écologiques, comme de la peinture, est d'une telle simplicité !

Margot : et pour l'ameublement, il y a un savant mélange de vieilleries, de meubles récupérés, de chine...

  • Vous parlez de maisons d'hôtes et non de chambres d'hôtes, pouvez-vous nous expliquer votre différence ?

Margot : c'est tout le propos de notre petite phrase « rien entre vous et la mer », nous n'habitons pas la grande maison où sont situées les chambres, mais la maison juste derrière qui communique par un petit couloir extérieur... On est là, mais sans être là.

  • Est-ce quelque chose que l'on retrouve aussi dans votre conception de la table d'hôtes ?

Jean-Claude : oui en effet, ce n'est pas vraiment une table d'hôtes, au sens où nous ne sommes pas assis avec nos clients. C'est comme un restaurant. Margot cuisine dans notre maison à côté, et moi je fais le service dans la maison ou dans le jardin... où ils veulent d'ailleurs, même à la plage...

  • Vous puisez beaucoup dans votre potager pour préparer vos dîners ?

Margot : autant qu'il le permet, j'essaie de tourner... Un potager c'est cela, il y a des années avec et des années sans...

  • Et pour le reste ?

Margot : et bien, je vais au bateau, je passe commande et j'attends de voir ce que les pêcheurs ramènent...Je ne pose qu'une question à nos visiteurs : « viande ou poisson ? »  Et après c'est moi qui invente. Ils ne savent absolument pas ce qu'ils vont manger... Ça dépend de ce que je vais trouver au marché...

  • Et de vos envies du moment ?

Margot : non, absolument pas. C'est plutôt mon produit qui me fait cuisiner. Lorsque je trouve un beau produit... Hop ! Hop ! Hop ! L'idée chemine et je me dis : « tiens, je vais faire cela avec ça et j'invente quelque chose ».

Jean-Claude : de rien elle fait absolument tout !

Margot : il faut que je trouve du plaisir par rapport au produit, qu'il me séduise... Mais toujours dans la simplicité. Je cuisine aussi beaucoup sur galet chaud. C'est un peu comme une plancha mais ce sont des galets que j'ai ramassés sur la plage avec lesquels je finis mes cuissons et que je sers  directement dans l'assiette.

  • Et pour finir, comment êtes-vous arrivés dans ce bout du monde ?

Margot : parce que je suis bretonne... et rien d'autre !

  • Et vous, Jean-Claude, comment un suisse allemand s'ancre au bout du monde ?

Jean-Claude : j'ai découvert ce coin en 2005. Il existait donc un endroit où, en plein hiver, le soleil s'éteignait à 20h, alors qu'en Suisse il s'accroche aux montagnes à 16h... Une nature pleine et sauvage, avec des hectares sans construction.... et puis, la rencontre avec Margot a fait le reste !